Grève des régies financières: La Cosyref appelle à l’arbitrage du Chef de l’État

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Le président de la Cosyref dirigeant la manifestation

La Confédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Cosyref) maintient son mouvement d’humeur; avec le soutien récent du collectif des agents en cour d’intégration au ministère de l’Économie. Affirmant que leur hiérarchie est sourde à leurs revendications, les grévistes souhaitent que le Président de la République prenne le dossier en main.

Ils ont décidé d’aller jusqu’au bout de leur combat, et les points inscrits dans le cahier de charges sont nombreux. Les agents du Ministère de l’Économie, des Finances et des Solidarités, réunis au sein de la Cosyref manifestent leur courroux dans les locaux des « finances » au centre-ville. Ce lundi encore, ils y étaient, affirmant que le ministre Roger Owono Mba refuse de dialoguer. Le membre du gouvernement serait à l’origine de la présence policière dans cette administration, censée dissuader les manifestants.

Les griefs sont nombreux. Au manque de dialogue, les grévistes ont mentionné les disparités au niveau des grilles de répartition des primes, les anomalies dans le paiement desdites primes depuis la suppression des fonds communs. Tout ceci sans oublier la régularisation non effective de plusieurs situations administratives, ainsi que les titularisations et mises en stages inexistantes. D’autre part, il y a les personnels en attente d’intégration depuis 10 ans pour certains, qui affirment connaître toutes les difficultés du monde. Convaincus de leur bonne fois, les grévistes fustigent le comportement du ministre de tutelle.« Notre grève part d’un manque de dialogue. Le Ministre (Roger Owono Mba, ndlr) préfère employer la manière forte, pourtant le Premier Ministre prône pour le dialogue social », déplore Carlos Roberto Otounga, premier vice-président de la Cosyref.

L’affectation à l’intérieur du pays de Wilfried Mvou Ossialas, leader de la Cosyref n’aide pas à arranger l’image de la hiérarchie des Finances, car elle est contraire à la loi et perçue comme une volonté de casser le mouvement.« Affecter notre leader à Koulamoutou (sud-est du Gabon, ndlr) est injustifié et illégal. Les conventions de l’organisation internationale du travail sont claires. On ne peut pas affecter un leader syndical en dehors de lieu où se trouve son siège. Tous nos sièges étant à Libreville, il n’a pas sa place à Koulamoutou », peste Carlos Roberto Otounga.« Compte tenu de la spécificité de notre administration, nous ne pouvons pas faire grève de manière illimitée, sinon c’est tout le pays qui tombe. Nous appelons donc à l’arbitrage du Chef de l’État », a t-il conclu.

l’AECIME toujours en attente d’intégration depuis 10 ans.
Des agents lésés revendiquant leur droit au salaire.
Le Collectif des stagiaires de la DGCC mécontent.
Les agents en attente d’intégration
Banderole à l’entrée des locaux des Finances au centre-ville de Libreville.

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