Chronique : Willy a dit…

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Mercredi 24 juin 2020.

La loi sur la dépénalisation de l’homosexualité a été actée hier par 48 députés que les Gabonais ont envoyés à l’Assemblée Nationale nous représenter. Désormais au Gabon, deux hommes peuvent entretenir une relation sexuelle, en plus d’être en concubinage en toute quiétude. Aussi, deux femmes peuvent s’embrasser dans un lieu public oklm. Cet acte devrait servir de leçon à des milliers de Gabonais qui pensent que les élections sont des grooves et des jeux de cuir. Nous voilà piqués le pied par notre propre serpent. Le plus remarquable, c’est le silence total de l’imam de Libreville, de l’archevêque et des autres Hommes de Dieu sans oublier les bwitistes. Il convient d’en tenir compte. Dans un Etat sérieux, l’Eglise est amenée à poser à la démocratie des questions difficiles en ce qui concerne le devenir de la société.

On dépénalise l’homosexualité alors qu’aujourd’hui la famille, l’école, la religion et les associations n’ont plus qu’un contrôle partiel de ses fonctions. Elles ont perdu leur rôle traditionnel. Elles n’opèrent plus la cohésion sociale. Les vices ont envahi les rues. Sommes-nous capables d’assumer cette dépénalisation dans le futur ? Pour ma part, le Gabon a besoin de l’état de droit et des règles. Les caprices n’entraîneraient que le désordre total.

Aux Gabonais existants, sachez que sans une opinion manifeste et active, la bonne gouvernance restera une utopie. Le rôle du citoyen aussi, c’est de manifester son indignation haut et fort, multiplier des pressions efficaces en faveur de la démocratie et du respect des traditions. De mener des actions citoyennes ciblées. Face à la situation, nous devons nous armer des dispositifs conventionnels pour faire reculer l’autoritarisme. Les expériences démocratiques les plus réussies reposent en grande partie sur les manifestations, le choix des élus, les associations structurées.

Nous avons failli, nous avons vendu le Gabon en envoyant des personnes de moralité douteuse à l’Assemblée Nationale. Elles n’ont pas été nommées ou imposées. Nous les avons votées, donc la charge nous incombe de changer les choses en relançant le débat sur l’importance du vote à moins de 2 ans des présidentielles 2023. Ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni liberté, ni sécurité.

Les vrais problèmes sur lesquels nos députés devraient se pencher sont là : la survie, la pauvreté, les détournements, le chômage, l’insécurité, le manque d’infrastructures scolaires, hospitalières, routières, du cadre de vie familiale, l’insuffisance alimentaire, un tissu industriel quasi inexistant, une dépendance totale de l’extérieur dans la consommation des biens de base et durables, le faible prix des produits exportés, l’immigration. #Abimtê.

C’était Willy, le pédé qui me dérange me sentira passer. Tchuiiip.

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