CEEAC : 1ère réunion de pilotage de la réforme institutionnelle à Libreville

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Alain-Claude Bilié By-Nzé ministre des Affaires lors de son discours de circonstance au Radisson Blue

La première réunion ministérielle du Comité de pilotage de la réforme institutionnelle de la CEEAC (COPIL RI) en vue de la validation de texte révisant le traité instituant la CEEAC, et le projet de texte révisant le protocole COPAX des États de la communauté monétaire de l’Afrique centrale se déroule à Libreville depuis ce mercredi 19 juin. Cette rencontre qui réunit jusqu’au 21 du mois en cours, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’économie est présidée, par Alain-Claude Bilié By-Nzé, ministre des Affaires du Gabon.

Les décisions et réformes sur le fonctionnement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEEAC), sont depuis ce mercredi 19 juin 2019 au centre des discussions de la première réunion ministérielle du Comité de pilotage de la réforme institutionnelle de la CEEAC (COPIL RI) qui se tient à Libreville.

Cette rencontre qui vise à valider le projet de texte de traité instituant la CEEAC et celui du Conseil de paix de sécurité de l’Afrique centrale (Copax), est marquée au plus haut niveau par la présence du bureau des Nations Unies, représenté par Sancho Coutinho, du Président de la Commission de la CEMAC, Pr. Daniel Ona Ondo, du secrétaire général de la CEEAC son Excellence Ahmad Allam-Mi et du ministre des Affaires étrangères du Gabon Alain-Claude Bilié By-Nzé, par ailleurs président du Comité de pilotage de la réforme institutionnelle.

En ouverture de ces travaux qui s’achèveront le vendredi 21 juin prochain, quatre discours ont été prononcés. En sa qualité de responsable de la diplomatie gabonaise, Alain-Claude Bilié a rappelé l’importance à plus d’un titre de ces assises. Pour lui, ils permettront d’une part, de procéder à l’évaluation objective et sereine des dossiers soumis « à notre examen » et d’autres part, a-t-il ajouté « d’explorer les voies et moyens susceptibles d’accélérer le processus d’intégration dans notre région, adossée sur une organisation réformée et même assurera son mandat, la diversification et la transformation structurelle de nos économies », a indiqué M. Bilié By-Nzé, qui reste optimiste sur le caractère positif les conclusions qui seront adoptées au terme de ces assises régionales.

Rappelant les objectifs et missions du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), Sancho Coutinho , chef de la section politique de ladite institution, qui était présent en lieu et place du représentant de l’Unoca empêché, a souligné que l’Unoca et la CEEAC sont deux institutions basées à Libreville (Gabon), qui « élaborent chaque année un programme conjoint de travail vers la prévention des conflits violents, les bons offices , le renforcement des capacités institutionnelles et consolidation de la paix » dans la sous région.

M. Coutinho, de rassurer que l’Unoca demeure disponible dans le cadre de son mandat, à continuer d’apporter son appui à cet important processus de réforme et à tout projet visant à consolider la paix et la sécurité régionale en Afrique centrale.

Le secrétaire général de la CEEAC son Excellence Ahmed Allam-Mi, a quant à lui exprimé sa gratitude au président de la République gabonaise Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC « à son gouvernement et au peuple gabonais, pour les dispositions prises pour le succès de cette rencontre ». En effet, ces assises consacrées à l’avenir de la Communauté traduisent selon le patron de la CEEAC, toute l’attention que nos États portent au projet de « revitalisation de notre communauté, afin de la rendre plus attractive en faisant un instrument efficace d’intégration et de développement », a-t-il argumenté.

Le professeur Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac a expliqué que la photographie de la zone Afrique Centrale, laisse apparaître l’existence de plusieurs communautés économiques, dont les missions et mandats se chevauchent. « La Commission de la Cemac est engagée, comme vous le savez, dans le processus de rationalisation par la fusion constitution avec la CEEAC qui constituera certainement une des actions fortes de la Feuille de route de son Excellence Paul Biya, président de la République du Cameroun, président en exercice de la Conférence des chefs d’États de la Cemac président dédié à la rationalisation des CERS », a déclaré l’ancien Premier ministre du Gabon.

Le président de la Commission de la CEMAC a rappelé à l’assemblée de la nécessité d’une adaptation de la structuration institutionnelle, car la CEMAC s’est engagée dans un programme de réformes institutionnelles (PRI) depuis 016. Et au rang des innovations, l’économiste Ona Ondo cite: la transformation du Secrétariat exécutif de la CEMAC en Commission ; la création d’un gouvernement de la CEMAC ; la mise en place d’un nouveau mécanisme de financement de la communauté ; l’installation d’une Cour de justice dotée du pouvoir de contrainte et d’une Cour des comptes ; l’adoption du principe de création des premiers responsables des institutions et organes et l’adoption d’un Programme économique régional.

Face à ce qui précède, Daniel Ona Ondo a regretté que le bilan du PRI « en dépit des avancées dans quelques domaines, a relevé que les réformes engagées n’ont pas abouti au renforcement tangible de l’intégration de nos États », a-t-il fait savoir aux représentants des États membres.

Vue de quelques participants à ces assises sous régionales.
La table des officielles présidant les travaux de réunion sur les réformes de la CEEAC et de la CEMAC.

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