Chronique : Willy a dit…

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Jeudi 18 juin 2020.

Je n’ai pas pondu notre truc là hier, donc je tiens tout d’abord à m’excuser. Il faut dire que cet exercice demande beaucoup de temps et de concentration. Ainsi, je n’arrive plus achever les derniers paragraphes de mon #roman. Mais ça va aller, comme le disent fréquemment les Gabonais désespérés. Tellement habitués à esquiver les luttes sociales qu’ils préfèrent se lancer dans les challenges, tournant le dos aux enjeux de l’heure. On assiste là à une sorte de fuite en avant devant des questions fondamentales. Alors que, le forfait avec lequel sont publiés ces épisodes challenge, son prix a augmenté de façon inexplicable, malgré l’état calamiteux du réseau. Où est passé le bouclier qualité-prix ?

Aujourd’hui plus que jamais, notre société a soif de morale. La conscience sociale n’a pas pu suivre le rythme des mutations multiples. Il est temps de l’assumer. Il est temps d’intégrer que les citoyens, dans une conception classique, ne sont pas de simples individus juxtaposés, mais un ensemble d’hommes et de femmes attachés à un projet commun. La solidarité s’impose. C’est à dire combattre les inégalités, les abus, les crimes en rangs serrés. Cette solidarité correspond à une attitude d’ouverture à autrui, illustrant le principe républicain de fraternité. J’ai l’impression que les Gabonais attendent un messie pour assainir à leur place la société à laquelle ils appartiennent. Sachez que la liberté ne s’atteint pas sans assises sur des normes reçues, et éventuellement contestées. Aussi, les règles ne sont respectées, pas parce qu’elles sont obligatoires, mais parce qu’elles sont bonnes pour tous.

N’avons-nous pas un destin commun ? Notre responsabilité de l’action publique nécessite que des mesures fortes et ambitieuses soient prises. En effet, les deux derniers recensements ont révélé 11 000 fonctionnaires fantômes, pourquoi on n’en parle plus. Voilà un vrai challenge, celui qui peut résoudre l’équation des jeunes diplômés. Là, nous avons une niche d’emplois pour la jeunesse Gabonaise. Il me semble que notre société hésite à fixer quel est le bien à faire, mais tout autant quel est le mal à éviter.

La CONACYSED réclame la mise en place d’un plan Marshal. Un plan qui va conduire à la construction des établissements scolaires équipés en laboratoires, bibliothèques, salles d’informatique et au recrutement des enseignants avant la reprise des cours. #Abimtê.

C’était Willy…

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