Chronique : Willy a dit…

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Mardi 23 juin 2020.

Pendant que le Gabon pleure ses fils et filles morts du #Covid19, son Gouvernement entame une démarche de retrait scandaleux de l’alinéa 5 de la loi 042/2018, relative à l’homosexualité. Il s’agit bien là d’un acte crapuleux pour la décence sociale. Faut-il s’en complaire en restant silencieux face à la valse d’invasions incestueuses qui polluent la société ? N’oublions pas que tout ce qui est puni par la loi est mauvais, donc l’homosexualité est mauvaise. La dépénaliser restera un indice de la déliquescence morale.

Et par cet acte, nous donnons raison aux Gabonais qui crient haut et fort que dans ce pays, toute nomination ou promotion à un quelconque poste de responsabilité, n’est pas conditionnée à la compétence ou à certaines valeurs intrinsèques indéniables. Il faut plutôt appartenir à un cercle ésotérique, poser des actes abominables comme l’homosexualité pour faire partie de la mangeoire. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains ministres gèrent leur départements ministériels avec une forte dose de légèreté et de laxisme. L’obligation des résultats et le souci d’efficacité ne sont pas leurs préoccupations, à partir du moment où ils y sont arrivés par des voies obscures qui défient toute logique.

Il ne faut s’éloigner de l’objectif malgré la pression des lobbies, nous avons été élus grâce au projet de société. A quand la matérialisation de ce projet qui avait emballé une franche de la population ? L’homosexualité n’est pas Gabonaise. Pour ma part, il n’y a pas de crédit à accorder aux pédés sur le territoire Gabonais. La loi est claire, l’homosexualité est un délit et une abomination culturelle au regard de nos coutumes. Il n’y a pas de débat à faire autour du vice.

Les vrais débats sont là, le Gabon traverse une crise sociale profonde qui est essentiellement une crise de la justice sociale, de la répartition équitable du bien commun. En effet, les pratiques les plus inciviques qui gangrènent l’intégrité professionnelle au Gabon sont la corruption généralisée et le détournement des fonds publics par lesquels l’élite politique et économique s’approprient le bien commun, aux dépens surtout d’une jeunesse paupérisée et frustrée ne croyant plus à la valeur du mérite. Luttons contre la misère économique et non s’attarder sur l’homosexualité pour camoufler la gestion honteuse de la crise.

Au lieu de demander la restitution de nos reliques et objets d’art emportés de nos pays à l’époque coloniale comme le font certains pays Africain aux autorités françaises. Former un Comité chargé de la coopération muséale avec la France, dont la première mission consisterait à dresser l’inventaire complet des œuvres et biens culturels concernés. Nous voulons écrire et transmettre l’histoire de l’homosexualité.

Notre culture, si on en avait pris soin, on n’en serait pas là. #Abimtê

C’était Willy, pas de place pour les pédés dans mon pays, est-ce qu’on pense à nos enfants en voulant prendre de telles mesures ?

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