Chronique : Willy a dit…

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Jeudi 25 juin 2020.

L’histoire retiendra que sur une population de plus de 2 millions d’habitants, seule une dizaine de personnes s’est levée pour dire non à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon. Au passage, je tire mon chapeau à ces Gabonais d’un autre genre qui ont joint la parole aux actes en manifestant pacifiquement hier devant le #SÉNAT. Vous avez essayé et vous avez réussi à vous ériger en une opinion publique mûre devant le pouvoir public. Malheureusement, le Gabon ne montre aucun signe d’amélioration : la violence policière reste la même depuis des siècles. Et pourtant les supers autorités de ce pays ont voté en faveur de l’évolution des mentalités. Il est déjà possible que deux hommes se marient dans ce pays, mais toujours impossible de manifester pacifiquement. Qu’est-ce qui doit évoluer dans ce pays? Et qu’est-ce qui doit demeurer comme au premier jour ? En clair, que veut dire l’évolution de mentalité ? Sa limite se situe à quel niveau de l’échelon national ?

Autant de questions qui ramènent le débat sur les priorités du Gouvernement. Les axes du projet de société du Président de la République « Changeons Ensemble » sont clairs et répartis sur trois priorités essentielles : la paix, l’emploi et les conditions de vie des Gabonais. Rien de tout ça ne semble vous préoccuper. Tout ce qui vous intéresse c’est de remuer et dresser l’opinion nationale contre le Président. Quel argument évoquera les soldats PDG en 2023 dans l’arrière-pays à ce sujet ? Le Gabonais oublie vite, toutefois ces souvenirs lui reviennent instantanément pendant les joutes électorales. C’est dans 2ans.

Depuis le début de la crise, l’Assemblée Nationale a affiché par deux fois le masque d’une institution qui ment à la nation, et le peuple se sent par deux fois souillé. Il me semble qu’en ce moment au Gabon, ce sont les députés qui asservissent les populations, car ils préfèrent vivre confortablement plutôt que d’assumer leurs responsabilités de représentants du peuple.

Face à la situation critique, les Gabonais veulent savoir le rôle de la société civile, des congrégations religieuses, des chefs coutumiers qui donnent souvent de chasse mouche aux autorités et ONG dans ce pays. Ces entités hautement politisées devraient participer à l’éveil de conscience des populations, donc rendre plus facile les interactions politiques et sociales. Et, mobiliser les citoyens de telle sorte que ceux-ci participent effectivement aux activités politiques et sociales. Elles devraient organiser les citoyens en groupes puissants capables d’influencer les politiques, d’avoir accès aux ressources publiques, spécialement pour les pauvres, et de s’ériger quand c’est nécessaire en contre-pouvoir. Il n’en n’est rien. Dans ce pays nous constatons que ces entités sont comme la pastèque vert dehors et rouge de l’intérieur. Allez y comprendre. #Abimtê.

C’était Willy, moi je ferai la prison si jamais un pédé m’approche…

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