Chronique : Willy a dit…

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Lundi 29 juin 2020.

Une nouvelle semaine commence pour des nouvelles révélations inédites. Chaque jour nous réserve depuis un temps son lot de surprises dans ce pays. Nous espérons que la surprise de ce lundi sera en faveur de l’identité Gabonaise. L’espoir de tout d’un peuple repose sur vous, messieurs les vénérables sénateurs. Sauvez les Gabonais comme ils ont sauvé le bâtiment du sénat pendant les émeutes de 2016. Le flou de la parole gouvernementale est tourné vers la recherche de la paix, l’enracinement de la démocratie, mais les voies pour y parvenir sont contraires aux désirs énoncés.

A cet effet, une démocratie calquée sur l’Occident, basée donc sur la loi de la majorité et pas sur celle de la recherche d’une solution qui serait favorable à toute la communauté, n’est pas de nature à améliorer la situation politique et économique de la population. Chaque Gabonais, moderne ou pas, devrait toujours se poser la question de savoir si sa façon d’agir est susceptible d’encourager la vie et l’épanouissement de sa communauté tridimensionnelle.

Aujourd’hui, la société Gabonaise est devenue le monde à l’envers. Les braqueurs exposent aux yeux de tous le fruits de leurs efforts, ils vantent les mérites et font la publicité de la délinquance juvénile. Les jeunes de moins de 15 ans publient sur la toile des vidéos dans lesquelles ils fument du chanvre indien, les pasteurs revendiquent ouvertement les frais d’église, les injures sont devenues le moyen d’expression populaire. Quand le Gabonais ne comprend pas, il insulte. C’est déjà comme cela. Une société en quête de repères. Effet boule de neige, qui fait chuter la confiance envers les institutions, les dirigeants politiques et le monde des affaires. La tendance est plus accentuée sur les jeunes à cause de la disparition de leur vie d’avant. Ne rajoutez pas ail vous plaît.

Le Gabon est l’un des rares pays africains où l’évolution des mentalités devrait faire l’objet d’un intérêt particulier. Nous avons une histoire aussi extraordinaire que réelle, poussant les autres nationalités Africaines à se demander si on était Africains. Depuis des années 90, la mentalité du Gabonais lambda a évolué de façon exponentielle. Certains maux dont souffrent actuellement beaucoup de pays ont plus au moins disparu. En un mot, nous les avons tout simplement supprimés de la mémoire collective. Le problème de mariage forcé, le problème d’égalité entre sexes, les conflits entre les différentes religions présentes, le respect des libertés individuelles, la xénophobie. En fait, nos mentalités sont évoluées depuis, c’est le pays par l’entremise des gouvernants, qui refuse de s’arrimer à nos mentalités évoluées. C’est dommage d’en faire toute une histoire aujourd’hui.

Le Gabon avait une culture qui correspondait au niveau de développement de ses populations. A des degrés divers, le rôle primordial de cette culture, faut-il le rappeler, a toujours été d’enseigner une certaine idée de l’homme et de la nature, et de contribuer à l’harmonie de leurs relations. #Abimtê.

C’était Willy, nous avons les yeux et le cœur tournés vers le Sénat ce matin, nous gardons espoir que ce qu’on craint n’arrive pas…

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