Après la dissolution de l’équipe nationale de football : Peut-on se passer des cadres ?

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Doit-on s'attendre à la mise à l'écart des cadres des Panthères du Gabon

C’est la question qui revient depuis que le Ministre d’État aux Sports, Alain-Claude Billie-By-Nze a pris la décision de mettre tout à plat dans la tanière des Panthères du Gabon. Le Service Sports de Direct241, tente de répondre à cette interrogation à travers cette analyse.

Les voix s’élèvent depuis que le Ministre d’État aux Sports, Alain-Claude Billie-by-Nze, a pris la décision de remettre à plat, la sélection nationale de football, pour la refonder sur des nouvelles bases avec des joueurs qui affichent un amour pour la tunique nationale. Cette décision impopulaire pour plusieurs observateurs, va certainement créer un électrochoc au sein d’une sélection nationale, où règnent désordre et désinvolture de la part de certains joueurs qui se croient dans un milieu sans lois et règles. À l’image de cette cour du roi Pétaud, où tout le monde veut commander, où l’ordre est absent et où, par conséquent, l’entente est impossible. Et cette entente impossible s’est une nouvelle fois révélée lors du départ pour le Burundi avec un Pierre-Emerick Aubameyang à l’écart du groupe, passant son temps avec ses frères Willy et Catalina (intrus) durant ce court séjour.

Si l’on peut approuver cette mesure osée et historique prise par le Ministre des Sports, il ne faut pas qu’on se leurre, car le faible potentiel dont le Gabon dispose au niveau de la relève est un réel écueil du football national. Un handicap accentué par l’absence d’une véritable politique sportive dans notre pays.

Tout ceci revient à dire que la refondation que Billie-by-Nze espère opérer verra malheureusement le retour de certains joueurs actuels de l’équipe nationale, qui constituent l’ossature de la sélection tristement éliminée le 23 mars dernier lors du dernier match des éliminatoires pour la Coupe d’Afrique des Nations Egypte-2019. S’il faut repartir avec les mêmes joueurs tout en mettant de côté « ceux qui ont affiché peu d’entrain dans l’expression de leur amour pour le pays », autrement dit la mauvaise graine; il faudra mettre en place une base juridique sur laquelle le nouveau sélectionneur devra s’appuyer avec le retour probable de ces cadres. Seuls ceux jugés dignes par la tutelle et par la fédération gabonaise de football pourront faire partie de ce nouveau projet qui, on espère, aboutira aux résultats escomptés.

Si le principe du Ministre est de rebâtir cette équipe nationale qui enchaine les résultats négatifs depuis la Can-2015 en Guinée-Equatoriale, il serait maladroit de mettre au placard certains cadres des Panthères du Gabon. Certains observateurs estiment que la décision du Ministre d’État s’expliquerait par l’élimination des Panthères de la Can-2019. Si la décision est loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion elle est appréciée par certains. « Ce qui est intéressant dans la décision, c’est le fait de vouloir faire bouger les lignes et de mettre fin à ce côté statique dans lequel se trouve l’équipe nationale. Alors, essayons avec cette méthode qui vise le renouveau, comme l’avait fait l’Égypte en rebâtissant son équipe nationale sur des base simples et solides », nous confiait un observateur très averti. Avant de souligner que cette décision doit être cadrée par des textes juridiques, notamment une charte d’éthique.

Si dissoudre ne signifie pas mettre tout le monde à la porte, la décision de M. Billie-by-Nze n’apportera pas de fruits s’il faut systématiquement prononcer le divorce avec certains cadres comme Pierre-Emerick Aubameyang (PEA). Sans faire dans l’orgueil mal placé, le Gabon peut-il se passer de PEA dont le talent ne souffre d’aucun doute en dépit de son rendement avec la sélection nationale? N’allez pas dire au futur sélectionneur d’oublier un tel élément qui fait partie du gotha des avant-centres mondiaux.

Tout comme les tauliers tels que Didier Ovono Ebang, André Biyogho Poko, Bruno Ecuele Manga ou encore Mario Lemina. Sauf si M. Billie-By-Nze a déjà sur la main d’autres joueurs aux niveaux supérieurs que ceux cités précédemment. «Peut-être que c’est lui-même qui viendra jouer à la place de ces cadres », a lancé ironiquement un confrère. Pour ce dernier, c’est en politique où on dissout les partis. « Il pense qu’il peut dissoudre notre équipe nationale de la sorte ? », s’interroge ce journaliste plutôt déçu de la décision du Ministre d’État aux Sports.

Ce serait une grossière erreur de la part des décideurs politiques du football gabonais d’envoyer ces joueurs en retraite internationale anticipée. Cette idée est plausible si le Gabon dispose d’un vivier solide sur lequel on pourra piocher les talents sur le plan domestique, dans un championnat grossièrement qualifié de « professionnel »! Pour le moment c’est quasi-impossible, d’autant plus que le jeu et le niveau technique de la majorité ces joueurs évoluant à la maison, exceptés quelques uns, qui prennent part à ce qui s’apparente aujourd’hui à un tournoi zonal, donne des sueurs froides en les regardant se «battre» sur le terrain. Une souffrance de trop pour les yeux dans une compétition qui ne fait plus rêver. Rares sont ceux qui sont passés par des centres de formations pour recevoir les fondamentaux pouvant leur permettre d’être des joueurs complets.

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